Vivre dans les Alpes-de-Haute-Provence (04)

Avec environ 165 000 habitants répartis sur près de 7 000 kilomètres carrés, les Alpes-de-Haute-Provence figurent parmi les départements les moins densément peuplés du pays. La Durance les traverse du nord au sud et concentre l'essentiel de la population : Sisteron, la vallée autour de Château-Arnoux-Saint-Auban, Oraison puis Manosque, la plus grande ville, s'y succèdent le long de l'autoroute A51. Digne-les-Bains, la préfecture, se trouve à l'écart, dans la vallée de la Bléone, au pied des Préalpes.
D'un bout à l'autre, les paysages changent radicalement. Au sud-ouest, le pays de Forcalquier, la montagne de Lure et le versant nord du Luberon gardent un caractère provençal ; au sud-est, le plateau de Valensole, couvert de lavande et de blé, s'arrête net au-dessus des gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix. Le nord appartient à la montagne : vallée de l'Ubaye autour de Barcelonnette, haut Verdon et stations comme Pra-Loup ou le Val d'Allos. L'économie associe tourisme, agriculture, hydroélectricité sur la Durance et le Verdon, chimie à Saint-Auban et emplois liés au centre de recherche de Cadarache, juste de l'autre côté de la limite avec les Bouches-du-Rhône.
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Se chauffer avec une pompe à chaleur dans les Alpes-de-Haute-Provence
Choisir un système de chauffage dans le 04 suppose de savoir où l'on habite. Dans le val de Durance, autour de Manosque, les étés sont torrides et les hivers modérés, mais les nuits claires amènent régulièrement des gelées. À Digne, Sisteron ou Forcalquier, entre 450 et 600 mètres, la saison de chauffe s'allonge et les matins à −8 ou −10 °C n'ont rien d'exceptionnel. Au-delà de 1 000 mètres, à Barcelonnette, Seyne ou Allos, il s'agit d'un véritable climat de montagne où la pompe à chaleur doit être choisie pour des températures bien plus basses, souvent avec un appoint.
Le gaz de réseau ne dessert que les principales villes. Dans les villages et les hameaux, les foyers dépendent du fioul, du propane, des bûches ou de l'électricité, cette dernière très présente dans les villas construites depuis les années 1970. Une pompe à chaleur air-eau remplace une chaudière en gardant les radiateurs ; une installation air-air réversible remplace des convecteurs et sert de climatisation quand juillet et août font grimper le thermomètre. Le mistral, qui balaie la vallée de la Durance, impose de bien orienter et fixer l'unité extérieure. Dans les vieux villages perchés, souvent protégés, son emplacement se discute avec la mairie et parfois avec l'architecte des Bâtiments de France.
Prix d'une pompe à chaleur dans les Alpes-de-Haute-Provence
Dans le département, deux situations reviennent sans cesse. La première concerne une villa chauffée par convecteurs, en plaine : un multisplit air-air réversible de quatre ou cinq unités coûte en général 5 000 à 10 000 € posé, un monosplit pour une seule pièce 1 500 à 3 500 €. La seconde concerne une maison de village ou de montagne équipée d'une chaudière fioul : passer à une PAC air-eau se chiffre entre 10 000 et 16 000 €, voire 18 000 € quand il faut une machine haute température capable d'alimenter des radiateurs anciens dans un logement aux murs de pierre.
En altitude, la solution hybride (8 000 à 14 000 € selon la puissance) garde la chaudière pour les jours de grand froid et laisse la pompe à chaleur travailler le reste du temps. Un ballon thermodynamique, compter 2 500 à 4 500 €, complète souvent ces projets. Des frais s'ajoutent parfois : dépose de cuve, socle anti-vibration, liaisons longues dans un mas, habillage exigé dans un site protégé. Les aides nationales (MaPrimeRénov', certificats d'économies d'énergie, éco-PTZ), ouvertes aux chantiers d'entreprises RGE, réduisent le reste à payer selon les revenus du ménage.